Dieu est en mouvement par Son Esprit une fois encore dans le monde. On ne peut remettre en question que le Seigneur initie un mouvement de Son Esprit au sein de l’Eglise globale. Quand Dieu bouge, notre responsabilité est de répondre à son mouvement. L’Eglise est le corps de Christ, le véhicule par lequel le Saint Esprit peut agir et se déplacer sur la terre. L’Eglise n’est pas un club social, une société démocratique ou une organisation religieuse. Elle existe pour être la demeure permanente de Dieu par le Saint Esprit.
L’Eglise est le corps de Christ et existe pour une raison et une intention : faciliter la volonté et le but de Christ par Son Esprit !
Le Seigneur Jésus Christ est la tête de l’Eglise ; nous sommes le Corps ! C’est plus qu’une simple métaphore, ça parle d’une réalité de l’Esprit que l’homme naturel ne peut comprendre. Cela définit notre relation, en tant qu’Eglise, avec le Seigneur Jésus. Nous sommes Son Corps… Il est la tête. Le mot traduit par « tête » est le mot grec kephale, qui décrit la source d'où l’origine d'une chose vient et dans laquelle elle continue à exister.
La tête pourvoit à tout ce dont le corps a besoin et lui donne sa capacité de penser et de raisonner avec une direction résolue. De la même manière, la tête de l’Eglise est le Seigneur Jésus qui est la source et l’origine pour son existence, son but et sa destinée en tant que Corps. Il a une volonté et un but spécifique pour l'Eglise. Celle-ci, en tant que Corps de Christ, doit exister conformément à cette volonté et à ce but.
A chaque fois que l’Eglise commence à être quelque chose que le Seigneur n’a pas conçu d’être, Dieu commence à initier un mouvement pour restaurer l’Eglise vers l’exactitude ! Quand Dieu bouge, nous devons répondre. Ce mouvement, pour faire revenir Son peuple, le Corps vers une relation et un alignement correct avec la tête, est appelé « réformation ». Le mouvement de Dieu pour restaurer l’Eglise vers sa position et sa relation correcte envers sa Tête est appelé par les Ecritures « une époque de réformation ». La première grande « réformation » se produit par la venue du Seigneur Jésus.
Hébreux 9 : 8-11 dit:
« Le Saint–Esprit montrait par là que le chemin du lieu très saint n’était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait. 9 C’est un symbole pour le temps présent ; il signifie que les dons et sacrifices présentés ne peuvent rendre parfait sous le rapport de la conscience celui qui rend ce culte ; 10 ils étaient avec les aliments, les boissons et les diverses ablutions, des ordonnances charnelles imposées seulement jusqu’à une époque de réformation. 11 Mais Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir ; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’est pas construit de main d’homme, c’est–à–dire qui n’est pas de cette création ; »
Ces versets impliquent que l’ancien système Mosaïque d’adoration n’était pas le but, ni l'intention ultime ou complète de Dieu pour Son peuple. Il était incapable de rendre l’adorateur parfait dans sa conscience. En d’autres mots, il pouvait seulement traiter la purification extérieure du peuple de Dieu. Par conséquent, ses offrandes, ses lois et ses sacrifices existaient comme des ordonnances (règlements) pour le corps… JUSQU’à une époque de réformation. Cette « époque de réformation » s’est produite quand Christ est venu !
Nous allons regarder 2 points de ce passage qui concernent la première « époque de réformation » inaugurée par la première venue de notre Seigneur Jésus dans le système d’adoration du temple juif.
Premier point : il y a un «chemin» spécifique pour accéder à Dieu
L’auteur d’Hébreux déclare que le « chemin du lieu très saint » n’était pas encore révélé « tant que le premier tabernacle, ou le temple, subsistait ». La lettre aux Hébreux, écrite juste avant la destruction de Jérusalem par les armées romaines en 70 après J.- C, sous-entend que le Temple à Jérusalem était l’élément central du Judaïsme. C’était avec le système d’adoration du Temple, ses sacrifices, ses lois et son sacerdoce en association avec les pharisiens, les saducéens et les anciens que Jésus est venu en conflit encore et encore, au moment où il amenait une « époque de réformation ». L’ancien système Mosaïque pouvait seulement prédire le « chemin » vers le Lieu Saint.
Le peuple de Dieu a le droit d’accéder pleinement à la présence de Dieu dans le Lieu Saint. Jésus Christ est venu pour nous montrer le « chemin » de ce lieu vers lequel nous devrions « nous approcher avec confiance » et « pleine assurance de la foi ». Chaque mouvement de réforme définit et amène le Peuple de Dieu dans le Lieu Saint en révélant le « chemin » vers ce Lieu ! Il y a un « chemin spécifique » vers le « Lieu Saint », le lieu de la présence et du but de Dieu pour cette génération. Nous voulons la clarté dans ce lieu !
A chaque fois que Dieu bouge pour nous emmener dans le « lieu saint », le système en place n’est plus capable d’y emmener le peuple de Dieu. Il doit être « réformé », il doit être encore une fois aligné à l’Esprit de Dieu. La religiosité et les traditions doivent se frotter à la haute justesse et à la droiture de la Parole de Dieu. On doit rendre précis et exact tout ce qui ne l'est pas. Tout ce qui existe dans ce qu’on appelle « église » doit être rendu droit. Notre manière de faire l’église et de nous rapporter à Christ doit venir se conformer avec Sa manière de faire. Ce processus pour devenir droit est ce que l’auteur d’Hébreux appela « une époque de réformation ».
Deuxième Point : Le but de la Réforme est la Perfection
A chaque fois que Dieu bouge et que nous répondons avec foi et obéissance à son mouvement, nous nous déplaçons plus près de la perfection. Notez qu'Hébreux 9:9 nous dit que le système ancien était incapable de « rendre l’adorateur parfait sous le rapport de la conscience ». Le but est la perfection. Le mot traduit par « perfection » est le mot grec telios, qui parle d’accomplissement d’un but, d’achèvement ou de maturité. Le Seigneur désire une Eglise qui est mature, complète et qui est arrivée à l’accomplissement du but pour lequel elle est venue à exister.
Bien que la perfection ait des implications envers le péché, elle nous oriente vers des questions bien plus importantes que cela. Elle parle de l’Eglise qui murit en Christ d’une manière qui permet à Christ de déverser ses buts et sa puissance dans le corps sans aucune hésitation ou réserve. Le Seigneur est à la recherche d’un corps qui sera capable de faire et d’être tout ce que la Tête (Christ) désire et veut.
Notez que l’implication de la perfection focalise le lecteur sur les réalités internes de la vie centrée sur Christ. « Parfait sous le rapport de la conscience » met le doigt sur les composants internes de notre marche avec Christ, non pas l’externe, mais l’interne. Ce qui est imparfait se focalise sur ce qui est externe. Ce fut le principal problème que le Seigneur traita avec les pharisiens durant Son ministère. « Nettoie d’abord l’intérieur du plat, et alors l’extérieur aussi deviendra propre. », a dit le Seigneur plusieurs fois.
Pendant que nous bougeons, dans cette présente réforme, vers la perfection et la maturité, accédant au « chemin du lieu très saint », nous serons continuellement confrontés par le Saint Esprit avec les problèmes internes de notre foi. Le Saint Esprit est intéressé à la condition de notre cœur. La parole du Seigneur traite les intentions et les motivations du cœur. L’adorateur du Seigneur soupire après une perfection dans sa conscience. Le système actuel de l’Eglise ne peut pas pourvoir à cette réalité pour l’adorateur… il ne peut qu'offrir la purification externe avec les règlements pour le corps imposées jusqu’à une époque de réformation !
Frère et sœurs, cette époque de réformation est parmi nous. Encore une fois Dieu regarde à l’intérieur de l’Eglise et à ceux qui se nomment eux-mêmes Chrétiens pour voir la condition du cœur. Quel temps merveilleux d’être en Christ. Une époque de réformation, un temps pour rendre droit ce qui est tordu afin que nous puissions avancer vers la fin, vers la perfection, vers la maturité !